Répondre à : Plexite post-radique

#1104
AvatarJean-Pierre B.
Participant

Message publié le 25/11/2015 par Jean-Pierre Briot, transféré par le modérateur à partir du Forum de l’ancien site ARSER.
Partage d’expériences entre « plexopathes »
Bonjour Marie. J’avais « posté » il y a quelques jours un commentaire – résumé de mon expérience et quelques « bonnes pratiques » – sur la plexopathie (plexite) dans un autre « fil » relatif à la plexopathie. Dans mon cas il s’agit d’une plexite lombaire (radiculopathie) , avec atteinte des jambes, perte de force, en particulier dans les releveurs de pieds, le droit étant quasiment inopérant. Je n’ai par contre pas trop de douleurs (hormis que les jambes étant faibles, toute locomotion fatigue vite et créée pesanteur et douleurs). Je n’ai pas de lyphoedème.
Sur les antidépresseurs, pour la petite histoire le psychiatre (également moine bouddhiste zen) qui m’avait consulté lors de ma petite dépression m’avait suggéré d’en prendre (Zoloft-Venlafaxine) à dose minimale. Ce que je n’ai pas fait, par résistance à l’idée, et la méditation et de manière plus générale une remise en question profonde m’a aidé à passer le cap. J’en avais parlé au Dr Delanian qui a repris l’idée et depuis je prends 37,5 mg de Zoloft-Venlafaxine chaque matin. Il s’agit de la moitié de la plus petite dose pour anti-dépression. L’objectif est de mieux recycler la sérotonine (en inhibant sa recapture) et ainsi d’aider (analogue d’une petite béquille, dixit le Dr Delanian) un des neurotransmetteurs de contrôle (de mes jambes en l’occurrence).
Sur antidépresseur et antidouleur, je pense qu’il ne faut pas hésiter, cela peut aider à passer un cap et casser un cercle vicieux, mais cela doit être bien contrôlé par un spécialiste (progressif, surveillance, dégressif), donc un psychiatre, et pas d’automédication. Chaque molécule/médicament peut avoir un effet secondaire. A priori l’antidépresseur n’est absolument pas antalgique, mais il peut aider à redonner un coup de fouet vital pour ne pas s’enfermer dans la déprime et les douleurs.
Sur la méditation, l’idée n’est pas d’un médicament miracle qui fait disparaître les douleurs, mais cela aide à relativiser le soi et ainsi l’auto-référence (en particulier vers ses douleurs). Paradoxalement le fait de regarder la situation en face (dont les douleurs) aide à les relativiser. Elles restent objectives mais on n’y ajoute plus le cercle vicieux de la souffrance. L’exercice de méditation a aussi un effet apaisant (calme l’esprit et le corps). Il y en fait beaucoup de pratiques apparentées (sophrologie, pleine conscience, etc.) suivant l’objectif – la méditation la plus simple paradoxalement n’en ayant pas (pas d’objectif ni d’intention, c’est justement le moyen de ne pas s’attacher à un résultat espéré !). Courage en tout cas.
Sur les aspects spirituels (pour les aspects médicaux, voir les spécialistes), j’ai (parmi d’autres) 2 petits livres (parmi d’autres) à conseiller et qui m’avaient aidé pendant ma phase la plus difficile (découverte et acceptation de ma situation) : Petit traité de vie intérieure, Frédéric Lenoir, Plon ou Pocket. Le cerveau de bouddha, Rick Hanson et Richard Mendius, Pocket. Il existe également un cours fascinant sur Internet (MOOC, sur Coursera, en anglais), intitulé Science of Happiness. Courage, partage, espoir et compassion. Je continue à surveiller le Forum de temps en temps. Jean-Pierre