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L’ARSER a pour objectif principal de développer la recherche sur les séquelles de la radiothérapie, et donc, pour y parvenir, de collecter des fonds.

Son but n’est pas revendicatif : l’ARSER n’est pas destinée à regrouper des patients considérant qu’ils sont des « victimes » de la radiothérapie. ARSER veut informer patients et médecins des progrès de la recherche sur les séquelles de la radiothérapie et la financer.

Le Dr Sylvie Delanian est parmi les tout premiers médecins au monde à s’être souciée, en tant que radiothérapeute, des séquelles de la radiothérapie et d’y avoir apporté des réponses en particulier des traitements déjà en application depuis plus de 10 ans.

Elle a mené avec Jean-Louis Lefaix, chercheur au CEA, puis avec le Dr Pierre-François Pradat, neurologue, des recherches pour mieux comprendre les mécanismes et développer de nouveaux traitements susceptibles de réduire ces séquelles.

De nombreux patients, guéris de longue date de leur cancer, dits « longs survivants » et hors circuit médical, ignorent souvent que les symptômes mal systématisés dont ils souffrent sont des séquelles de la radiothérapie.

Édito

Emotion et satisfaction

Lors de notre dernière Assemblée Générale du 26 mai 2018, Roselyne NICOLAS, Responsable des Relations extérieures de l’ARSER, nous a informés de l’avancement de ses relations avec ORPHANET pour la reconnaissance des séquelles de la radiothérapie en tant que « Maladies rares ». Nous avons alors pris l’engagement de développer les efforts nécessaires pour étendre cette reconnaissance aux principales complications graves de la radiothérapie.

Quatre mois plus tard, après plusieurs entretiens avec notre Présidente, le Pr Sylvie DELANIAN, le Comité scientifique et médical d’ORPHANET a pris la décision de créer les deux entités « maladies rares » suivantes :

– Plexopathie radio-induite – ORPHA:521123  https://www.orpha.net/consor/cgi-bin/Disease_Search_Simple.php?lng=FR
– Ostéoradionécrose mandibulaire – ORPHA:521127   https://www.orpha.net/consor/cgi-bin/Disease_Search_Simple.php?lng=FR

Nous pouvons dire que nous sommes particulièrement émus de ce résultat, parce ce qu’il s’agit de deux thèmes vraiment importants pour lesquels le Pr Sylvie DELANIAN a consacré 20 ans de sa vie professionnelle. Nous remercions vivement ORPHANET pour avoir entendu nos messages au bénéfice des patients dits « longs-survivants » du cancer.

Alors, Oui, c’est une victoire !

Soyons en fiers ! Et surtout heureux pour tous les patients concernés par ces séquelles !

Pourquoi, sommes-nous si contents ?

Parce que ce référencement par ORPHANET va renforcer la connaissance et la reconnaissance des séquelles de la radiothérapie, ce qui est l’un des buts de l’ARSER.

Pour information, ORPHANET a été créé en France en 1997 afin de rassembler les quelques connaissances disponibles sur les maladies rares pour améliorer le diagnostic, le soin et le traitement des patients. Cette initiative est devenue un effort européen à partir de l’an 2000, financée par des fonds de la Commission européenne : ORPHANET s’est progressivement transformé en un Consortium de 40 pays répartis en Europe et à travers le monde.

Au cours des 20 dernières années, ORPHANET est devenu la source d’information de référence sur les maladies rares. En tant que tel, ORPHANET s’engage à aider tous les publics à accéder à une information de qualité sans que ceux-ci se perdent parmi la pléthore d’informations disponibles en ligne, de fournir les moyens d’identifier les patients atteints de maladies rares et de contribuer à générer des connaissances en produisant des données scientifiques massives, réutilisables et informatisées.

Le travail d’ORPHANET tend à atteindre trois objectifs principaux :

Améliorer la visibilité des maladies rares dans les domaines du soin et de la recherche en développant la nomenclature d’ORPHANET (chaque maladie reçoit un numéro ORPHA unique) qui est intégrée dans les systèmes d’information de santé et de recherche.

Fournir des informations de haute qualité sur les maladies rares et de l’expertise afin de permettre le même accès à la connaissance pour toutes les parties prenantes, car les patients atteints de maladies rares sont éparpillés dans le monde entier, tout comme le sont les experts en maladies rares.

Contribuer à la production de connaissances sur les maladies rares : assembler les pièces du puzzle fournies par des experts provenant du monde entier, allant des professionnels de soins de santé et des chercheurs, jusqu’à des représentants de patients et des professionnels du secteur médico-social. (Voir : https://www.orpha.net/consor/cgi-bin/Education_AboutOrphanet.php?lng=FR )

Que peut apporter, au quotidien, cette classification « maladie rare » de la plexite radio-induite et l’ostéoradionécrose mandibulaire aux patients qui en sont atteints ?

ORPHANET n’a pas encore développé les informations spécifiques à ces deux nouveaux référencements. Cependant on trouve sur son site un document, régulièrement mis à jour, qui s’intitule « Vivre avec une maladie rare en France ? » https://www.orpha.net/orphacom/cahiers/docs/FR/Vivre_avec_une_maladie_rare_en_France.pdf

Ce document exhaustif compte 71 pages, ce qui pourrait freiner sa lecture, mais il est très structuré. Sa division en nombreux chapitres permet d’aller directement au sujet qui intéresse le lecteur.

Vous y trouverez les aides (humaines, financières et techniques) et les prestations permettant aux personnes atteintes de maladies rares (en situation de handicap ou non) et à leurs proches d’avoir un accompagnement et une évolution dans la société la plus proche possible de celle des personnes valides.

Nous avons noté la prise en charge des maladies rares par l’assurance maladie (Chapitre I. B. page 17), en particulier la reconnaissance en affection longue durée (ALD) (chapitre I. B. 3. Page 18) avec remboursement par l’assurance maladie des soins pour les maladies rares, mais aussi prise en charge possible des frais de transport (I. B. 5 page 22).

La reconnaissance « maladie rare » facilite également l’obtention de la Carte Mobilité Inclusion (CMI) qui a pour but de faciliter la vie quotidienne en permettant de bénéficier de certains droits notamment dans les transports. Elle remplace progressivement depuis le 1er janvier 2017, les cartes d’invalidité, de priorité et de stationnement. (II. A. 1. Page 25)

En résumé, cette classification « maladie rare » de la plexite radio-induite et l’ostéoradionécrose mandibulaire devrait permettre aux patients qui en sont atteints d’améliorer leur vie au quotidien grâce à la reconnaissance de leur problème de santé, mais aussi d’en parler à leurs médecins pour les impliquer dans cette (re)connaissance.

Cette avancée a été possible également grâce aux adhérents de l’ARSER. Si vous, lecteur, vous souhaitez nous rejoindre et être informé régulièrement de nos démarches, il vous suffit de cliquer sur Bulletin d’adhésion dans la colonne de droite et de nous renvoyer votre adhésion complétée.

A bientôt ? Plus nous serons nombreux, plus notre voix pourra se faire entendre !

Bien cordialement.
Jean-Bernard Froidure
Secrétaire général